Lars Physant présente les résultats de son investigation de la «pure» peinture à vocation réaliste/naturaliste, et des chances de son renouveau au XXIème siècle.
Lars Physant ne se limite pas à un mode d'expression univoque. Il a développé un mode de reproduction éclatée du réel qui tend à questionner le regard même du spectateur.
Il s'agit notamment d'inciter celui-ci à porter un regard pluriel sur le tableau en brisant son unité par des structures de toiles irrégulières assujetties à un support en bois. «Un questionnement de la perception» a-t-on appelé cette approche. L'artiste lui-même parle de «réalité éclatée assemblée», de «considérer ce qui considère» et de «révision de la vision».
Son travail sur la peinture peut s'assimiler à celui de Peter Greenaway dans le domaine du film et de la vidéo : forcer le regard du spectateur à appréhender plusieurs processus picturaux en même temps.
Le spectateur doit en fait accepter cette fragmentation comme une condition culturelle fondamentale tout aussi légitime que peut l'être, par exemple, une peinture sur toile traditionnelle montée sur un châssis carré ou rectangulaire.
Une des conséquences immédiates de ce parti-pris est, entre autres, une attention particulière portée, et par le spectateur et par le peintre, à l'entropie des tableaux, c'est-à-dire à la distribution et à la transmission de l'énergie qu'ils contiennent.
Organisé en collaboration avec l'ambassade du Danemark en Belgique, Lina Christensen, E-mail: linsch@um.dk