Les ministres de l'économie et de finances de l'UE ont adopté aujourd'hui des recommandations spécifiques par pays concernant les politiques économiques et fiscales des vingt-sept Etats membres. Ces recommandations constituent la dernière étape de la mise en œuvre de nouvelles règles de coordination économique en Europe sous la présidence danoise et une composante importante de la stratégie générale de gestion de crise par l'UE. Elles inventorient les défis économiques majeurs auxquels fait face chaque Etat membre, ainsi que les possibilités qu'il a de les relever, et seront soumises à l'approbation du Sommet européen des 28 et 29 juin prochains.
La ministre danoise de l'Economie et de l'Intérieur, Margrethe Vestager :
" Nous nous efforçons de sortir de la crise et de relancer la croissance et l'emploi. Nous sommes maintenant d'accord sur les recommandations concernant les politiques économiques des Etats membres. Nous devons rééquilibrer recettes et dépenses, engager les réformes qui génèrent des emplois, et maîtriser les déséquilibres économiques induits par les problèmes de compétitivité, le secteur bancaire, et autres. Il appartient maintenant aux Etats de suivre ces recommandations, car il est essentiel que chacun prenne ses responsabilités et assainisse son économie. Nous nous mettons d'accord collectivement parce que nous sommes économiquement interdépendants. Les emplois au Danemark dépendent par exemple beaucoup de la bonne ou mauvaise santé de l'économie chez nos voisins européens ".
Les ministres ont également eu un débat d'orientation relatif à la taxe sur les transactions financières, sur la base d'une proposition de la Commission. Il n'a pas été possible à ce stade d'atteindre un accord, mais le travail se poursuit pour trouver d'autres solutions, par exemple une taxation graduelle du marché des actifs financiers dans un groupe de pays intéressés. Un premier débat d'orientation a également eu lieu sur la proposition de la Commission de nouvelles règles de taxation des produits énergétiques pour mieux répondre aux objectifs de la stratégie énergétique et climatique de l'UE.
Le Conseil a abrogé les procédures à l'égard de la Bulgarie et de l'Allemagne, qui ont ramené leur déficit à moins de trois pour cent du PIB, et levé la suspension des engagements du Fonds de cohésion en faveur de la Hongrie, qui a adopté des mesures en accord avec la nouvelle recommandation qui lui est adressée.
Margrethe Vestager :
" En pleine crise de la dette, alors que, tous, nous luttons pour la maîtrise de nos déficits et de nos dettes souveraines, il est réconfortant de constater que certains pays touchent au but, ou tout du moins qu'ils avancent dans leurs efforts d'assainissement budgétaire. Les efforts déployés pendant la présidence danoise pour mettre en place de nouvelles règles en matière d'économie donnent des résultats. Les déficits des pays de l'UE ont généralement diminué cette année, même si le chemin qui doit mener à des économies saines, à l'équilibre des finances publiques, à une croissance forte et au plein emploi s'annonce encore long ".
Les ministres ont en outre eu l'occasion de discuter de l'état d'avancement des négociations en cours sur la régulation du secteur financier, régulation qui conditionne la bonne santé de ce secteur.
Margrethe Vestager :
" La présidence danoise n'a pas ménagé ses efforts en vue d'une régulation renforcée du secteur financier, obtenant par exemple l'accord du Conseil sur les exigences en fonds propres des banques et la régulation du marché des produits dérivés. Le but de toute cette régulation est de pouvoir bénéficier d'un secteur bancaire sain qui puisse garantir le financement de l'activité économique. Un secteur bancaire sain est un préalable au plein emploi dans tous les secteurs économiques ".