Le premier point à l'ordre du jour de la réunion était l'examen de la proposition de la Commission relative à l'obtention d'un rendement maximal durable pour la pêche, le RMD, qui est le taux de capture optimal de ressources halieutiques réitérable année après année sans que soit mise en danger la capacité de reproduction des espèces.
La proposition initiale de la Commission de mise en place d'un RMD pour toutes les espèces avant 2015 n'est pas réaliste, mais la réunion ministérielle d'aujourd'hui a fait progressé les négociations quant à l'établissement d'une date fixe.
" J'aimerais m'en tenir à 2015 comme date butoir concernant le RMD, mais nous devons être réa-listes et admettre que cela ne sera pas possible pour toutes les espèces halieutiques. C'est pourquoi nous essayons de trouver un accord visant à la totale viabilité écologique et économique de certaines pêcheries après 2015, mais avec une date fixe pour la finalisation du RMD, par exemple 2020. Il en va de la survie des espèces, mais aussi de celle de la pêche ", déclare Mette Gjerskov, présidente danoise du Conseil, qui ajoute que la gestion des pêcheries mixtes, notamment, constitue un vrai challenge :
" Le rendement maximal durable constitue un challenge tout particulier dans le cas des pêcheries mixtes, puisqu'il faut trouver des techniques et des méthodes qui, tout à la fois, assurent une exploi-tation maximale durable des espèces saines et préservent celles qui sont vulnérables ", dit Mette Gjerskov.
La présidence danoise va poursuivre les travaux relatifs aux différentes propositions et vise à l'adoption d'une position générale commune sur la réforme de la PCP pour la réunion du Conseil du 12 juin.
Le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche
Le nouveau Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) a également été dis-cuté à la réunion d'aujourd'hui.
" Le nouveau Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche est un instrument financier important pour la réalisation des objectifs de la PCP, qui sont, entre autres, la réduction de la surca-pacité de pêche, l'arrêt des rejets et la mise en œuvre d'un rendement maximal durable dans la ges-tion des pêcheries. Il doit parallèlement soutenir le développement d'une aquaculture écologique-ment et économiquement viable et d'une politique maritime intégrée dans l'UE ", dit Mette Gjerskov.
La discussion d'aujourd'hui s'est concentrée sur la répartition des ressources du FEAMP en fonction des priorités accordées aux divers domaines d'action.